22/11/2006

VW: COMME UN GOUT DE "DEJA VU"

vw2

 

L'annonce d'un plan social massif dans l'usine belge de Volkswagen a rappelé au pays le traumatisme vécu en 1997 par les salariés de l'usine de Renault Vilvorde qui s'étaient battus en vain pendant cinq mois pour sauver leur site.

Cet épisode reste considéré comme l'un des premiers véritables conflits sociaux à l'échelle européenne. Le 27 février 1997, la direction du constructeur automobile français annonce l'arrêt au 31 juillet de la production de sa filiale belge. La fermeture officielle du site aura finalement lieu en septembre. Sous le choc, 70.000 personnes défilent le 16 mars à Bruxelles, avec la quasi-totalité des syndicats européens, pour réclamer "une Europe sociale".

Du communiste français Robert Hue au secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES) Emilio Gabaglio, les leaders de la gauche européenne se succèdent à Vilvorde. La fermeture du site, ajoutée à la décision de Renault de supprimer plus de 2.700 emplois dans ses usines françaises, entraînent le déclenchement des premières "eurogrèves" dans les usines du constructeur en France, en Espagne et en Belgique.

Transformé en affaire d'Etat franco-belge, en raison du statut d'actionnaire (46%) des pouvoirs publics français au sein de Renault, le dossier fait irruption dans la campagne législative française, avec l'apparition des ouvriers belges dans un meeting du futur Premier ministre Lionel Jospin, à Lille.

La confirmation, le 28 juin, par Renault de la fermeture définitive de Vilvorde, vaut de vives critiques à M. Jospin, accusé notamment par le Premier ministre belge Jean-Luc Dehaene d'avoir "entretenu les illusions" des 3.100 salariés de Vilvorde par sa promesse électorale de rouvrir le dossier en cas de victoire.

(D'après AFP)

vw3

 

07:29 Écrit par Gregg Le Rouge - La Lutte Continue... dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : vw forest renault vilvoorde |  Facebook |