04/02/2010

IL FAUT CHOISIR SON CAMP

Communiqué du Bureau politique du Parti Communiste du 3 février 2010 

 

 Il faut choisir son camp !

 

 

 

   

 

Le 29 janvier, des dizaines de milliers de travailleurs manifestaient en front commun syndical dans les rues de Bruxelles pour protester contre  les bas salaires, la dégradation des conditions de travail et le chômage de masse. La dramatique aggravation des conditions de vie appelle des réponses fortes et urgentes. C’est pourquoi la FGTB mène une campagne contre le système dit « d’accompagnement » des travailleurs sans emploi. Un système qui, dans les faits, aboutit à rayer des statistiques des dizaines de milliers de chômeurs dont une majorité se retrouvent sans revenus.

Le 29 janvier, Elio Di Rupo, paré de rouge, s’était mêlé aux manifestants. Un soutien qui a vite trouvé ses limites. Lundi 2 février, le président du PS a annoncé que son parti ne relaiera pas l’action de la FGTB au gouvernement. « Je préfère une discussion franche sur les faiblesses du plan d’accompagnement. Mais il ne faut pas donner l’impression que demain on rase gratis », a-t-il dit. Une envolée fort peu solidaire quand on annonce près de 170 000 chômeurs de plus en 2 ans. 

Certes, M. Di Rupo a redit son indignation que « l'on puisse gaspiller les moyens financiers, offrir des cadeaux fiscaux à des multinationales qui mettent les gens à la porte ». Et, concernant les intérêts notionnels, le PS a déposé une proposition de loi visant à priver de leur bénéfice les entreprises qui organisent un licenciement collectif. Mais, outre qu’il conviendrait de supprimer purement et simplement cette mesure coûteuse pour les finances publiques et non créatrice d’emploi, les dirigeants socialistes iront-ils au-delà des effets d’annonce, en bataillant contre la droite au Parlement et au gouvernement ? Dans le cas contraire, ils confirmeraient que la participation au pouvoir est pour eux « la » priorité qui autorise bien des reniements.

Dans un document commun, les principales associations patronales du pays viennent de monter à l’assaut. « Stop à la culpabilisation ». « Trop, c'est trop, les entreprises sont le moteur de la prospérité » écrivent ces sinistres humoristes qui s’ignorent. En vertu de quoi et dans la perspective des négociations interprofessionnelles, ils repartent en guerre contre les coûts salariaux « trop élevés » et l'indexation des salaires. Et, parmi bien d’autres choses, exigent un nouveau durcissement de l’activation des chômeurs, coupables, bien sûr, comme celles et ceux qui sont encore au travail, de la vertigineuse dégradation de la situation économique et sociale. Aux victimes de payer la facture.

Le monde du travail en a ras le bol de cette politique et de ces discours arrogants et réactionnaires. Dans une situation marquée par une offensive incessante de la droite et du patronat contre l’ensemble des droits sociaux et des droits démocratiques, le devoir de la  gauche est de participer à la nécessaire construction d’une véritable alternative à la logique du système capitaliste et productiviste. Il faut choisir son camp.

Le PC choisit le sien : stop aux exclusions du droit au chômage !

11:49 Écrit par Gregg Le Rouge - La Lutte Continue... dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

Commentaires

Merci pour tes commentaires chez. Au sujet des assurances, je préfère les assureurs avec leurs défauts que de trucs étatiques imaginés par des sangsues, gérées par des fonctionnaires redevables et souvent peu pugnaces qui sont en dessous de tout. Exemple le Fonds des Calamités dont j'ai parlé, les Pensions où il est très utile de se servir du pilier des assureurs vie-décès, et l'assurance maladie-invalidité qui est en faillite. Avoir une assurance individuelle accident chez un assureur est aussi bien utile, au cas où, que de devoir , si on est gravement handicapé, compter sur l'INAMI avec ses tracasseries et paperasses. Partout où l'Etat fourre son nez, c'est le foutoir. Logements Sociaux, l'entretien des routes, la Justice, les Prisons (il faut maintenant l'aide des Pays-Bas tellement on a été prévoyants).
Amicalement.

Écrit par : Karl | 04/02/2010

Karl je ne crois pas du tout que le privé soit meilleur que le service public dans beaucoup de ces domaines.
l'an passé j'ai été victime d'un accident et je me suis retrouvé en incapacité de travail pendant deux mois et demi. je n'ai pas hésité à téléphoner à la mutuelle et à l'assurance qui couvrait l'accident pour obtenir des renseignements utiles (que remplir? quand? qui prévenir? etc.) et je dois dire que tout s'est assez bien passé.
a contrario ma bagnole est "out" pour le moment car un as du volant a confondu bêtement une priorité de droite avec un stop (y en a, j'te jure!)...résultat: 2 semaines sans bagnole en attendant que l'expert daigne passer au garage (je pouvais passer chez lui, à ma convenance, mais je ne suis pas si pigeon que ça quand même...), now encore dans l'attente pour savoir QUAND je pourrai DEMANDER au carrossier QUAND il pourra réparer...aucune intervention d'un quelconque service public là-dedans, on est bien d'accord?
quoi qu'il en soit, il y a du bon et du moins bon dans le privé et dans le public, mais il ne faut surtout pas perdre de vue qu'on sait ce qu'on a, et on ne sait pas ce qu'on peut perdre.
comme beaucoup je pense que la machine administrative est trop lourde et archaïque, mais j'ai aussi remarqué que dès qu'on lâche un peu de lest, les profiteurs de tout poil s'en donnent à coeur joie.
on peut se battre aussi contre les profiteurs, non?
à bientôt Karl ;-)

Écrit par : Gregg | 04/02/2010

Stop aux exclusions du droit au chômage ! Dans l'état actuel des choses, je suis d'accord.
La frénésie taxatoire a rendu le travail hors de prix! Les organisateurs de cette folie en commettraient une plus cruelle encore en affamant les victimes.
L'absence de travail est une offense à la dignité.
Les gens ont (avaient) des ambitions, des rêves de lendemains meilleurs... et n'ont qu'une vie!
Gâchée, pour trop de personnes.
Ceux qui traitent les chômeurs de fainéants m'énervent.
C'est une généralisation honteuse!

Écrit par : Tony | 04/02/2010

:-o la généralisation est à éviter (en général haha).
le chômage est une plaie, et ça pend au nez de n'importe qui (ou presque)...mais beaucoup l'oublient...et critiquent à tort et à travers, sans réfléchir plus loin.
le chômeur a la responsabilité de chercher du travail (pas trouver, mais chercher), et SI il en trouve (piston? prime? racket?) il se rendra bien vite compte que son salaire est presque égal à ses allocations.
non, les allocations ne sont pas trop élevées, ce sont les salaires qui sont trop bas!

Écrit par : Gregg | 05/02/2010

La responsabilité... des chômeurs, c'est peut-être de chercher du travail, mais l'obligtion de l'Etat c'est de leur mettre à disposition des entreprises, des usines capables d'engager par besoin de main d'oeuvre et pas parce qu'il y a une prime de 1.100€uros à la clé pour l'employeur qui après, n'hésitera pas à exclure le travailleur pour en réengager un autre pour obtenir à nouveau la prime.
Indirectement, c'est presque comme à l'époque des galériens qui mouraient à ramer pour faire avancer la galère qui transportaient les biens nantis, et qui étaient remplacés par un nouveau pour subir le même sort.
L'exclusion des chômeurs en Wallonie est une volonté politique pour faire parler favorablement les chiffres du chômage et pavaner en disant que la Wallonie résiste mieux à la crise que les autres régions ou même que d'autres pays européens.
C'est l'arbre qui cache la fôret.

Écrit par : LE DENONCIATEUR 2 | 05/02/2010

Et les taxes n'ont pas le droit d'exister de toute façon. S'il y avait une vraie droite, Gregg, elle dirait: "Nous les patrons comprenons que pour vendre nos produits et nos services, les gens doivent avoir un maximum de pouvoir d'achat, alors nous paierons nos employés et nos ouvriers un max, et ils seront taxés le moins possible car c'est notre intérêt".

Et s'il y avait une vraie gauche, elle clamerait: "Nous les ouvriers et les employés comprenons que pour inciter à la création et au maintien des entreprises dont nous avons besoin pour recevoir un salaire, les patrons doivent être payés un max; nous voulons donc qu'ils soient le moins taxés possible. Ainsi ils auront plus d'argent pour nous acheter ce que nous fabriquons".

Ce qui fait conclure que la seule différence entre l'authentique gauche et l'authentique droite, c'est juste de quel côté on se trouve, mais pas ce qu'on veut, à savoir une prospérité sans entrave pour tous. Le clivage artificiel et conflictuel entre la "gauche" et la "droite" est une ruse des étatistes afin de diviser pour mieux régner. Pour marcher, on utilise les deux pieds, gauche et droit, on ne saute pas à cloche-pied toujours sur le même.

Écrit par : Ben | 07/02/2010

Des fachos, quoi Et quand tu dis "aucune intervention d'un quelconque service public là-dedans, on est bien d'accord"; si, il y a bien l'intervention d'un service public, là-dedans. Celle du service public législatif qui pond les lois permettant le je-m'en-foutisme des firmes privées, plus réellement privées d'ailleurs, depuis qu'elle se sont acoquinées avec l'état pour pouvoir pomper davantage de fric à leurs clients en leur fournissant moins.

Écrit par : Ben | 07/02/2010

Tu n'as... peut-être pas encore lu le message envoyé sur ton profil facebook, mais comme mon PC à rendu l'âme, je n'ai plus ton adresse mail.
Si tu pouvais me la renvoyer que je la mettre dans mon carnet.
Bonne amusement au carnaval et pas d'excès.

Écrit par : LE DENONCIATEUR 2 | 14/02/2010

Toujours pas sorti de la maison du peup? ;-)

Écrit par : Tony | 16/02/2010

Bon, pour finir... t'as survécu au carnaval?

Écrit par : Tony | 17/02/2010

chuuuut je réfléchis ;-)

Écrit par : Gregg | 21/02/2010

Les commentaires sont fermés.