09/04/2009

TOUT VA BIEN... (III)

vu sur liberation.fr:

Sous la pression des médias et des politiques, il avait renoncé à toucher des stock-options, mais Jean-François Cirelli, le vice président de GDF Suez n'est pas vraiment à plaindre. Selon le rapport annuel du groupe, publié aujourd'hui, sa rémunération a augmenté de 180% en 2008. Elle est passée de 460 000 à 1,3 millions d'euros. Et ce avec la bénédiction de l'Etat, qui compte plusieurs administrateurs au sein du groupe. De quoi convaincre les derniers indécis de la réelle motivation de Nicolas Sarkozy de "moraliser" le capitalisme.

Le plus scandaleux dans l'histoire, c'est la justification d'une telle augmentation. Car si le conseil d'administration de GDF n'avait tenu compte que de la bonne année 2008 réalisée par l'entreprise, la hausse aurait été minime. Ainsi, le bénéfice réalisé par l'entreprise a atteint 6,5 milliards d'euros, en augmentation de 13%. Non, l'argument est autre. Cirelli voit son salaire multiplier par presque trois grâce à la fusion GDF Suez.

En 2007, Cirelli était le PDG d'une "minable entreprise" (Gaz de France, qui ne faisait "que" 2,5 milliards de bénéfice). En 2008, il a changé de catégorie: il est devenu le numéro 2 d'une entreprise où on ne peut pas se permettre de sous payer ses cadres dirigeants. Sinon, c'est la honte absolue vis-à-vis des collègues du Cac 40!

J'exagère? Pas du tout. Le conseil a purement et simplement décidé de "réaligner" les rémunérations des dirigeants de GDF. C'est ce qu'on trouve pages 222 et 223 du rapport annuel:

Justification_3

 

 

 

Et dire que 80% des clients Electrabel (Groupe GDF Suez) viennent de se prendre une claque monumentale sur la facture de régularisation!

Aaaah...les bienfaits de la privatisation...l'offre et la demande...la libre concurrence...la baisse des prix...

DANS LE CUL LULU!

09:50 Écrit par Gregg Le Rouge - La Lutte Continue... dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Aucune comparaison... Mais n'oublions quand même pas qu'en Belgique au début des années 90, les bourgmestres des communes ont vu leurs revenus tripler d'une année à l'autre. Je ne sais plus très bien en quelle année exactement, mais pour la période c'était tout aussi indécent pour les travailleurs de l'époque, que cette augmentation du N°2 de GDF SUEZ aujourd'hui.
En Belgique, il n'est pas rare que des bourgmestres cumulards touchent des sommes assez substantielles qui avoisinent les 500.000€uros annuel, lorsqu'ils détiennent des mandats en Belgique, de Députés, Sénateurs, Ministres et si ces mandats sont européens, une bonne vingtaine de % peuvent être ajoutés.
Il faut également tenir compte que les responsabilités d'un patron d'entreprise du privé sont souvent beaucoup plus contraignantes que celles d'un mandataire politique.
Je ne cracherais pas sur un revenu équivalent à10% de celui de Cirelli ou du patron de la FORTIS, DEXIA, BELGACOM, ELECTRABEL...
On peut réver aussi...

Écrit par : LE DENONCIATEUR 2 | 09/04/2009

tout est relatif... l'augmentation des revenus liés à un mandat de bourgmestre et d'échevin est survenue à la fin des années 90 et ça n'a pas triplé ça a plus ou moins doublé.
un mandataire communal qui exerce ses fonctions à temps plein (càd qui n'a pas d'activité autre) gagne de 1700 € à 2000 € net (échevin) et entre 2500 € et 3000 € pour un bourgmestre...ces chiffres sont approximatifs car ils varient d'une commune à l'autre.
par ailleurs, beaucoup de fonctions politiques sont incompatibles avec celle de bourgmestre, ce qui explique l'existence des mayeurs "f.f.".
les revenus des mandats sont publics et peuvent être consultés sur un site du SPF (dont je ne me souviens pas de l'adresse).
tous les mandataires communaux ne pourraient pas justifier pleinement leurs émoluments, mais crois-moi qu'il en existe qui ont bien plus de soucis que Cirelli.
bonne soirée!

Écrit par : Gregg | 09/04/2009

Près de 20 millions € pour les dirigeants de Fortis
10.04.09 - 09:22 Fortis Holding a publié jeudi soir son rapport annuel 2008. Le document, fort de 276 pages, comporte un volet détaillé sur les rémunérations des dirigeants d'un groupe qui a connu une succession de quatre administrateurs délégués en 2008.

Le texte révèle notamment qu'Herman Verwilst, "deputy CEO" jusqu'au 11 juillet 2008 et CEO à partir de cette date et jusqu'au 2 décembre 2008, a perçu un montant de 2,1 millions d'euros, représentant notamment "le financement dû à la fin prématurée" de sa carrière. L'éphémère CEO a en outre perçu une indemnité de préavis de 800 000 euros égale à un an de rémunération de base. Fortis précise toutefois que M. Verwilst "a expressément renoncé à une indemnité de préavis de 4,76 millions d'euros à laquelle il avait droit selon son contrat avec Fortis".

De son côté, Gilbert Mittler, ancien responsable financier (CFO) de Fortis, a bien perçu une indemnité de préavis de 4,22 millions d'euros, à laquelle s'ajoutent, entre autres, une rémunération de base de 466.667 euros et "d'autres composantes de la rémunération" s'élevant à 1,1 million d'euros.

Quant à Jean-Paul Votron, CEO jusqu'au 11 juillet 2008 et qui jouissait d'une rémunération de base de 758 333 euros, il a bénéficié d'une indemnité de préavis de 1,3 million d'euros, égale à un an de rémunération. M. Votron a également obtenu un autre montant de près de 440.000 euros au titre notamment de "coûts de pension", l'attribution de 17 815 options et de 32 957 actions ainsi que l'engagement d'une attribution de 19 490 actions Fortis. L'ancien CEO a encore perçu un montant de 1,88 million d'euros "en exécution de son contrat initial du 11 octobre 2004", précise Fortis holding.

Filip Dierckx, CEO suppléant du 26 septembre 2008 au 21 novembre 2008, bénéficiait d'une rémunération de base de 641 667 euros et s'est vu en outre attribuer 6 715 options, 27.964 actions ainsi qu'une somme de 137 994 euros représentant notamment des coûts de pension.

Enfin, l'actuel CEO Karel De Boeck, reçoit une rémunération de 800 000 euros par an. Sa rémunération variable "sera déterminée par le conseil d'administration après concertation avec les actionnaires et dépendra de la valeur réalisée pour les actionnaires, mesurée au moyen du cash-flow net réalisé", indique le rapport annuel de Fortis. "Si Fortis met un terme au contrat sans qu'il ne soit question de faute intentionnelle ou de négligence grave dans le chef de Monsieur De Boeck, ce dernier recevra une indemnité de préavis correspondant au règlement à développer par les autorités belges", ajoute le document.

Enfin, s'agissant de l'ancien homme fort de Fortis, le comte Maurice Lippens, celui-ci a perçu une rémunération totale de 525.000 euros en 2008 en sa qualité de président du conseil d'administration, fonction qu'il a abandonnée le 28 septembre dernier. Selon le rapport de Fortis, Maurice Lippens ne possédait plus d'actions Fortis en date du 31 décembre 2008.

Écrit par : Respire | 10/04/2009

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Écrit par : match france coupe du monde | 15/06/2014

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