14/11/2006

FEB vs SYNDICATS: round 1

Syndicats et patronat ont donné hier matin le coup d'envoi des pourparlers devant permettre d'aboutir à un accord interprofessionnel 2007-2008.

Le groupe des Dix est réuni depuis 10 heures au siège de la Fédération des Entreprises de Belgique. Le document de base servant aux négociations est le rapport technique du Conseil Central de l'Economie selon lequel les salaires des travailleurs du secteur privé pourront augmenter de 5,5 % lors des deux prochaines années, conformément à l'évolution salariale prévue dans les pays voisins. L'inflation devrait atteindre 3,9 %.

Au centre du cahier de revendication syndical se trouve l'augmentation du salaire minimal interprofessionnel. Les employeurs renvoyent pour leur part surtout à la déclaration sur la compétitivité.

 

La négociation interprofessionnelle pour la période 2007-2008 s'annonce "difficile et dure", a commenté le président de la CSC Luc Cortebeek  alors qu'avait lieu ce lundi une première rencontre. "L'important c'est le contenu, pas les chiffres", a ajouté le président du syndicat chrétien. "L'important c'est l'emploi et le garder. Pour cela, il faut de la formation et de l'innovation", a-t-il déclaré avant la rencontre, soulignant également la nécessité d'augmenter les salaires minimums. "Après le contenu, nous pourrons parler de chiffres", a-t-il ajouté. Les syndicats réclament une augmentation salariale supérieure à l'inflation mais pour le négociateur du syndicat libéral, Bernard Noël, l'accord interprofessionnel (AIP), "c'est bien plus que la norme salariale".

Le président de la FGTB, Rudy De Leeuw  a pour sa part estimé que tous les éléments étaient réunis pour négocier une marge suffisante et une hausse du salaire minimum brut. "Il y a suffisamment de croissance, les entreprises se portent bien", a-t-il affirmé avant le début des discussions.

Côté patronal (FEB), Pieter Timmermans a indiqué quant à lui que la compétitivité était "la priorité numéro un" des entreprises. Le patron des patrons a ajouté souhaiter un accord équilibré et à appeler à ne pas commettre "les mêmes erreurs que par le passé", en concluant des accords trop coûteux.

Lors de cette première rencontre, les partenaires sociaux ont chacun répété leur point de vue. Une méthode de travail a été établie et un agenda de huit réunions a été fixé. Syndicats et représentants patronaux espèrent parvenir à un accord avant Noël.

 

 

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10:03 Écrit par Gregg Le Rouge - La Lutte Continue... dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

Tony was here. Le syndicalisme est une erreur de jugement. Les syndicalistes sont des mafieux. Politisés et en conflit d'intérêt permanent avec la politique en place. Une de leurs armes est la TERREUR. Ils vandalisent les entreprises, suivis par une horde de moutons endoctrinés par la TERREUR.
Les remèdes qu'il apporte sont pires que les maux.
Dans un pays civilisé, les tribunaux garantissent le respect des droits... point besoin de ces ruffians.
Détaxons la Belgique et notre plus grand problème sera... Où va-t-on entreposer le fric??? Fric gagné honnêtement par le travail, c'est à dire l'échange savoir-faire/POGNON. Plus jamais se priver... c'est obscène, n'est-ce pas?
Les entreprises du monde entier viendraient s'installer chez nous qui jouissons d'une position logistique intéressante ...si plus aucun truand ne menaçait de VOLER, de violer.
Tu parles d'inflation.... taxer un article en gonflant son prix ne serait-ce que d'1 % crée une inflation puisque sa VRAIE valeur est trafiquée.
Maintenant, tu vas te fâcher, me dire que j'ai tout faux et que toi t'as tout compris.
Tu es trop sentimental, Gregg. Cesse de te conformer aux chansons tendres de ton enfance (minghia, ça c'est dur... je le retire) :-)))
Déchire ton drapeau rouge ou demande à bobonne d'y coudre un cheval cabré et rendez-vous à Francorchamps...

Écrit par : Tony | 14/11/2006

Je ne me fâcherai pas tout simplement parce que je me marre de constater que tu as été élevé dans une utopie bien plus dangereuse que la mienne.
Tu parles des syndicats sans savoir ce que c'est réélement. Je veux dire par là qu'une négociation entre un syndicat et un patron (public ou privé) ne se passe pas (ou plus) comme tu le prétends.
On y discute, on y échange ses points de vue, on y avance ses arguments, on se plie ou pas aux revendications de l'autre partie. Il n'y a pas d'accord? un compromis ne peut être trouvé? alors le syndicat prend le mauvais rôle face à un patron qui est peut-être plus tordu que le plus tordu des syndicalistes.
Les syndicalistes sont des mafieux? Les patrons ne le sont sans doute jamais...
Rêve mon ami, rêve...c'est si doux!
Quant à Francorchamps on ne risque pas de s'y croiser un jour: ça pue, ça pollue et ça fait du bruit. comme une manif mais en moins bien ;-)

Écrit par : Gregg | 14/11/2006

La priorité c'est que fonctionne une société, pas que la loi d'un troupeau soit dictée. Gregg, j'ai été élevé par de gentilles personnes mais aux idées conformes à l'environnement, pas engagées politiquement, socialistes par défaut, syndiquées et tout. Des gens "normaux"...
Selon toi, je ne sais pas ce que c'est que le syndic...
Je pensais l'avoir exprimé dans mon commentaire plus bas.
Tu parles de compromis. Gregg, le compromis est une défaite du bon sens, un pansement infecté sur une plaie. Il faut avoir le courage de s'opposer sans conditions au viol du droit d'un seul individu même si ça ferait plaisir à la collectivité. 10 personnes sur une île. 7 votent pour que les 3 autres soient mangées. Voilà un bel exemple de démocratie !
Pas besoin de syndic. Offre et demande, ça suffit.
Un contrat de travail est dressé. Les conditions s'établissent à l'avance. Puis, on ne change pas les règles pendant qu'on joue. Les syndics le font tout le temps. Ils négocient avec des méthodes de preneurs d'otages. Que comprennent-ils au respect d'autrui?
Pour Francorchamps… vraiment pas ??? Allez…
Si 22 voitures polluent en roulant un week end par an…. Imagine le ravage environnemental que causerait une usine en pleine activité.
Arf ! T’as raison, tous au chômage ! File-moi un timbre syndical…

Écrit par : Tony | 14/11/2006

je n'ai pas dit (ou pas voulu dire) que tu ne savais pas ce qu'était un syndicat. Je dis que tu es en décalage avec une certaine réalité qui reste malheureusement occultée, même par nos médias corrompus ;-)...j'explique: quand on parle d'une grève à la télé, on voit 30 secondes d'images sur les gueulards, les soûlards, les casseurs et les otages de la grève...puis 5 secondes sur la négociation en elle-même (avec un vocabulaire barbare au possible).
Et quand tu dis qu'on en change pas les règles en cours de jeu...je suis tout à fait d'accord avec toi. Mais tout le monde n'aime pas jouer comme ça non plus...

Pour Francorchamps, n'insiste pas...c'est non. Une partie de pêche dans la meuse toute propre m'agréerait plus. Et puis, je vais travailler à pattes, moi.
Buenas noches!

Écrit par : Gregg | 14/11/2006

Corporations & syndicats Voilà un post que j'ai écrit sur le sujet. Entre les mafieux, les preneurs d'otages et les images d'Epinal, il y a un brol qui s'appelle la concertation sociale. Francorchamps, c'est pas mon truc non plus, puis j'ai l'oreille délicate alors les gros broum broum, bof.

Les négociations interprofessionnelles pour la période de 2007 à 2008 vont débuter. En inconditionnel de la social-démocratie, j'en profite pour rappeler un aspect que je trouve trop souvent ignoré de notre système social.

Lorsque les patrons et les syndicats auront accouché d'un accord, celui-ci concernera TOUS les travailleurs du secteur privé, même ceux qui ne sont pas syndiqués. Prenons quelques éléments au hasard: le maintien de l'index, les 10 jours du congé pour les jeunes papas, la norme de progression salariale, croyez-vous que cela existerait sans les syndicats?

Je trouve important de le souligner, tant il est fréquent de râler sur ces syndicats ch... qui font grève, qui empêchent ceux qui ont envie de travailler de le faire, qui nous prennent en otages etc. etc.*

Si l'on était aux Etats-Unis, seuls les travailleurs affiliés à un "syndicat" particulier, les camionneurs par exemple, bénéficieraient des avancées sociales obtenues à l'issue des négociations.

C'est toute la différence entre un syndicalisme de masse (ouh le gros mot!) qui profite à tous et les corporations.

Cela mérite réflexion, non?

*je trouve juste très dommage que des travailleurs indépendants dont les revenus dépendent d'une activité constante en fassent parfois les frais. La discussion sur les moyens qu'utilisent les syndicats pour imposer un rapport de force est extrêmement complexe.

Écrit par : François | 15/11/2006

merci pour cette explication de la chose.

Écrit par : Gregg | 15/11/2006

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