17/05/2006

LES MENSONGES DU LIBERALISME (3ème PARTIE ET FIN)

"La mondialisation profite à tous"

FAUX: Entre 1992 et 2002, le revenu par habitant a chuté dans 81 pays. Dans le Tiers-Monde, le nombre des "extrêmement pauvres" a augmenté de près de 100 millions.

L'écart des salaires s'est également creusé de manière fantastique. Prenons l'exemple d'une ouvrière chez un sous-traitant asiatique de Disney qui fabrique des vêtements à l'éffigie de Mickey pour les consommateurs occidentaux. Cette ouvrière travaille dans un "atelier de la sueur", 14 heures par jour, 7 jours sur 7, sans aucune protection sociale, sans droit de grève, le tout pour un salaire horaire de 0,28 dollars. Dans le même temps, le salaire horaire du PDG de Disney est de 2800 dollars, soit 10.000 fois plus.

Les 225 personnes les plus riches du monde cumulent un patrimoine global de 1000 milliards de dollars, l'équivalent du revenu annuel des 3 milliards de personnes les plus pauvres de la planète, soit 47% de la population mondiale. La fortune additionnée des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliard d'habitants.

En 2002, 20% de la population mondiale accapare 80% des richesses, possède plus de 80% des voitures en circulation et consomme 60% de l'énergie, tandis que le milliard d'habitants les plus pauvres se partagent 1% du revenu mondial.

 

"Le libre-jeu du marché crée par lui-même les conditions de l'équilibre"

FAUX: Le libre-jeu du marché produit l'équilibre uniquement en moyenne sur une longue période. En réalité, il oscille en permanence autour de l'équilibre, et ces oscillations sont brutales et destructrices. Une économie libérale entraîne un environnement économique instable qui prive les individus de toute sécurité, les obligeant à s'adapter sans cesse aux aléas de la conjoncture et aux "restructurations économiques".

Or comme toute vie biologique, l'être humain a besoin d'un minimum de stabilité de son environnement. Le libéralisme est donc contraire à l'homme et à la vie dans son ensemble, le libéralisme ayant aussi pour conséquence l'exploitation sauvage de la nature et la pollution généralisée de l'écosystème.

 

"Le libéralisme est le seul choix possible, sous peine de s'isoler du Monde"

FAUX: Certes, un pays cours le risque d'une délocalisation accrue des entreprises si il ne va pas dans le sens de leurs désirs. Du fait de la mondialisation, les salariés occidentaux sont désormais en concurrence avec les salariés de l'Inde ou de la Chine, y compris pour des emplois qualifiés dans le tertiaire ou les secteurs technologiques. Tant qu'il y aura le moindre profit à réaliser en délocalisant, les entreprises iront au plus offrant, dans le pays où elles trouvent les lois sociales et environnementales les moins contraignantes.

Mais si il en est ainsi, c'est parce que nos gouvernements se sont entendus pour créer ces conditions, en appliquant simultanément dans tous les pays les déréglementations prônées par l'idéologie libérale. Ils ont réalisé la mondialisation uniquement dans un sens favorable aux entreprises, sans la contrepartie d'une mondialisation au niveau des lois de protection sociale et environnementale. La mondialisation néo-libérale est résolument dissymétrique.

D'autre part, cette absence apparente de choix revient de fait à une dictature des entreprises.

Accepter cette dictature, c'est renoncer au pouvoir souverain des Etats et des représentants élus du Peuple. C'est donc renoncer à la démocratie, et accepter à terme un esclavage généralisé.

 

d'après Sylvain Timsit.


08:46 Écrit par Gregg Le Rouge - La Lutte Continue... | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

Commentaires

arf! voilà déjà trois cours de politique soviétique que je brosse.
'sieu, vous direz rien à ma mère?
J'suis au café, je préfère me saouler...
;-)
Plus sérieusement, je préfère te laisser t'exprimer tout ton saoul.

Écrit par : 1789 | 17/05/2006

à court d'arguments sans doute? j'avais même pas vu que tu n'étais pas dans la classe... ;-)

Écrit par : Gregg | 17/05/2006

ça doit être ça... quand je veux, je peux être discret.

Écrit par : 1789 | 17/05/2006

chacun son trip camarade ;-)

Écrit par : Gregg | 17/05/2006

ouais ouais Communisme: 100 millions de morts
Libéralisme: ceux qui voulqient s'opposer au communisme

NAZI = National Socialisme (aucune trace nulle part de national libéralisme dans l'histoire du monde)

Arrêtez avec vos salades liberticides, et amitiés aux camardes chantant l'internationale avanet d'aller compter le pognon extroqué à la collectivité.

Écrit par : Anti-coco | 18/05/2006

tiens tiens ce petit cloporte de thucyclide...

Écrit par : Gregg | 18/05/2006

... z'avez regardé Defossé ce mercredi, avec les entourloupes pour faire casquer la collectivité ?
jusqu'à preuve du contraire, c'est au PS qu'on découvre qu'il y a de la marge entre les pratiques et salaires des "nantis" et la base ! J'ai vu ce midi le cumul des rémunérations de Cariat, et à mon avis, c'est juste un peu contraire aux préceptes défendus par le socialisme ! Et tout ça sur le dos de la collectivité, puisque l'ICDI - qui paie les salaires (sans compter l'administration communale de Charleroi pour le barème d'échevin) - preste un service payant à la communauté, et que le prix pour chacun d'entre nous tient compte d'une fraction du salaire du directeur/président.
Donc, cqfd : les parvenus profiteurs au PS, ce n'est pas de la fiction, c'est du réel. Oscours ! les X-men sont parmi nous, il y en a beaucoup plus que ce qu'on ne peut imaginer et ils ne font pas partie des gentils !

Écrit par : Le cloporte (pas celui-là, l'autre) | 25/05/2006

Mon cher cloporte, tu as entièrement raison. D'ailleurs tu ne liras jamais sur ce blog un post défendant la clique de barons et de parvenus qui ont fait du mot "socialiste" une insulte. Un bon coup de pied dans le cul, voilà ce qu'il faut!!!!

Écrit par : Gregg Le Rouge | 27/05/2006

Tant de bêtise fait peur "La mondialisation profite à tous"
« FAUX: Entre 1992 et 2002, le revenu par habitant a chuté dans 81 pays. Dans le Tiers-Monde, le nombre des "extrêmement pauvres" a augmenté de près de 100 millions. »


Il n’y a absolument aucun lien entre l’affirmation selon laquelle la mondialisation profite à tous et le fait que le revenu ait chuté dans certains pays. Pour commencer, il ne vous est pas venu à l’idée que cette chute était peut-être survenue, au hasard, dans les pays les moins libéraux de la planète, où l’Etat administre et réglemente l’économie, brime et spolie les populations, détruit les libertés individuelles et l’entreprenariat.

Et je suis navré de vous dire que se baser sur un exemple n’a jamais fait une argumentation. Vous n’apportez pas la preuve que les inégalités sont mauvaises par essence. Vous vous offusquez juste du fait qu’il existe des riches et des pauvres. Le propre du libéralisme est de permettre aux pauvres de devenir moins pauvres (et vous n’expliquez pas en quoi un salaire de 0.28$ rendent plus pauvre qu’un salaire de 0$), ce n’est pas de faire en sorte que tout le monde ait le même niveau de richesse, car ce but ne peut être atteint que par la coercition, l’expropriation et la suppression des libertés.

Si vous voulez que les pauvres du monde entier d’enrichissent, commencez pas abolir les barrières douanières, les quotas d’immigration et les subventions. Mais j’imagine que vous pensez que pour enrichir les pauvres, il est préférable d’éviter que les riches s’enrichissent aussi dans le processus, n’est-ce pas ?

« FAUX: Le libre-jeu du marché produit l'équilibre uniquement en moyenne sur une longue période. En réalité, il oscille en permanence autour de l'équilibre, et ces oscillations sont brutales et destructrices. Une économie libérale entraîne un environnement économique instable qui prive les individus de toute sécurité, les obligeant à s'adapter sans cesse aux aléas de la conjoncture et aux "restructurations économiques". »

Ce que vous dites est contradictoire : vous admettez que le libre marché crée un équilibre puis vous soutenez que le processus est néfaste. Evidemment que le marché fluctue, qu’il y a des a entreprises qui meurent. L’important est bien que cette perte de « stabilité » s’accompagne d’un gain ô combien plus grand en termes de liberté et d’opportunités.

« "Le libéralisme est le seul choix possible, sous peine de s'isoler du Monde"

FAUX: Certes, un pays cours le risque d'une délocalisation accrue des entreprises si il ne va pas dans le sens de leurs désirs. Du fait de la mondialisation, les salariés occidentaux sont désormais en concurrence avec les salariés de l'Inde ou de la Chine, y compris pour des emplois qualifiés dans le tertiaire ou les secteurs technologiques. Tant qu'il y aura le moindre profit à réaliser en délocalisant, les entreprises iront au plus offrant, dans le pays où elles trouvent les lois sociales et environnementales les moins contraignantes.
Mais si il en est ainsi, c'est parce que nos gouvernements se sont entendus pour créer ces conditions, en appliquant simultanément dans tous les pays les déréglementations prônées par l'idéologie libérale. Ils ont réalisé la mondialisation uniquement dans un sens favorable aux entreprises, sans la contrepartie d'une mondialisation au niveau des lois de protection sociale et environnementale. La mondialisation néo-libérale est résolument dissymétrique. »


Votre argumentation n’a encore une fois aucun sens. Tout d’abord, il est faux que nos gouvernements « se sont entendus pour appliquer simultanément […] les déréglementations prônées par l'idéologie libérale ». La France n’a presque rien de libéral, c’est précisément pour cela qu’elle s’imagine que la mondialisation lui fait du mal.
Ensuite, pourquoi voulez-vous imposer à des sociétés différentes de la nôtre nos propres standards de lois de protection sociale et environnementale. Vous êtes extrêmement présomptueux sur l’intérêt que suscitent nos réglementations liberticides au sein des sociétés qui découvrent le capitalisme libéral et l’enrichissement qui l’accompagne.
Il reste à conclure sur cette magnifique phrase :
« D'autre part, cette absence apparente de choix revient de fait à une dictature des entreprises. »

Que dire sans me répéter ? Que dans un système capitaliste libéral, le client est le roi. C’est lui qui dispose du pouvoir d’acheter et surtout du pouvoir de ne pas acheter. Pourquoi avez-vous l’illusion que les entreprises font la loi en ce bas monde : parce qu’elles quémandent bassement des subventions, des protections, des quotas d’importation pour protéger leur marché, comme de bons toutous réclamant un os à leurs maîtres, le problème étant que les maîtres en question prennent l’os là où il se trouvent, c’est-à-dire dans la poche des gens. En d’autres termes, que l’Etat subventionne des produits agricoles pour garantir un niveau de vie aux agriculteurs, qu’il subventionne les prix à l’exportation pour maintenir la compétitivité à l’export, qu’il impose une surtaxe ou un quota à l’importation, c’est vous qu’il spolie, en tant que consommateurs. Dans un système libéral, les entreprises ne pourraient pas faire cela, elles n’auraient plus le pouvoir de vous imposer quoi que ce soit, c’est à vous en tant que consommateur que le pouvoir reviendrait. Une dictature ? Peut-être mais celle du prolétariat alors…

Écrit par : Seul au milieu des incultes | 01/06/2006

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