15/05/2006

LES MENSONGES DU LIBERALISME (1ère PARTIE)

"Le libéralisme, c'est plus de choix et des meilleurs prix pour le consommateur"

FAUX: Selon le dogme libéral lui-même, le libéralisme ne peut fonctionner que si il existe une concurrence suffisante de l'offre. Or dans les faits, le capitalisme libéral tend vers la concentration et la formation de monopoles qui éliminent toute concurrence, réduisent le choix du consommateur et font monter les prix (ou baisser la qualité).

Dans le domaine des services publics comme la distribution d'eau, la poste, ou les chemins de fer, leur privatisation s'est toujours traduite par une augmentation des coûts pour l'usager, une diminution du service, et une réduction des investissements dans l'entretien des infrastructures.

Quant aux systèmes de retraites privés (les fonds de pension), ils consistent à priver les salariés de toute sécurité, en les livrant aux incertitudes de la gestion des organismes financiers. En cas de faillite de ces derniers, les salariés se retrouvent sans retraite malgré des années de cotisation. C'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis en 2002 avec la faillite d'Enron.

 
 

"Le libéralisme, c'est le libre-jeu du marché"

FAUX: Toujours selon le dogme libéral, le libre-jeu du marché nécessite la transparence du marché et de l'information.
En réalité, à cause des pratiques d'opacité et de l'inégalité dans l'accès à l'information, le consommateur ne peut choisir en connaissance de cause.


 

"La croissance crée des emplois"

FAUX: La croissance crée des emplois dans un premier temps, mais elle sert surtout à financer les "restructurations" et les délocalisations. Au bout du compte, elle détruit davantage d'emplois qu'elle n'en crée.

 

10:22 Écrit par Gregg Le Rouge - La Lutte Continue... | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Commentaires

Libéralisation des services publics Ce n'est pas la privatisation à la Tatcher, c'est un système visant, in fine, à modifier la structure de monopole étatique en monopole privé, c'est une longue évolution reposant sur la théorie des vases communiquants.
On ouvre la porte au privé en matière de téléphonie (par exemple), sur base d'un réseau mis en place depuis longtemps par le service public, on multiplie les sociétés en leur laissant varier leur offre, çà dure un temps puis telle ou telle société devient une autre, conglomérat d'autres sociétés, pour se renforcer. Pendant ce temps là tout est fait pour discréditer l'opérateur public, pour le forcer à marcher dans le système, à se battre pour rester compétitif tout en améliorant le réseau qui, in fine, reviendra au plus fort qui sera probablement lui mais avec, comme nuance appréciable, qu'il ne sera plus un opérateur public mais un monopole privé qui pourra à ce moment déterminer ses règles, son fonctionnement, ses rapports sociaux avec ses travailleurs dans le sens d'un plus grand profit.

Écrit par : Chevaljak | 15/05/2006

tiens, un revenant! content de te revoir camarade. Pour compléter ton intervention, je publierai bientôt un article sur l'AGCS.

Écrit par : Gregg | 15/05/2006

Donc... Tu préconisme quel autre système...

Un vieux système rouge qui a TRES VITE montré ses LIMITES...

ou un système qui RESTE à inventer ?

Gargamelo le sorcier wallon

Écrit par : Gargamelo | 15/05/2006

Gargamelo qu'un système soit rouge, vieux, bleu, noir, ... c'est que des conneries tout ça!
L'important c'est un système qui respecte l'individu en tant que tel.
Le système bleu a aussi très vite montré ses limites...

Écrit par : Gregg | 16/05/2006

l'individu? nous y sommes.
Médite.

Écrit par : 1789 | 16/05/2006

j'ai dit qui respecte... pas qui exploite!

Écrit par : Gregg | 16/05/2006

Tant de bêtise fait peur "FAUX: Selon le dogme libéral lui-même, le libéralisme ne peut fonctionner que si il existe une concurrence suffisante de l'offre. Or dans les faits, le capitalisme libéral tend vers la concentration et la formation de monopoles qui éliminent toute concurrence, réduisent le choix du consommateur et font monter les prix (ou baisser la qualité)."
Evidemment, cette affirmation est fausse. Le capitalisme libéral tend au contraire à dé-concentrer la production, à faire baisser les prix tout en augmentant le niveau de service, car si une entreprise acquiert un monopole de fait et s'autorise du coup à augmenter ses prix ou baisser la qualité de son service, un concurrent s'installe et profite de l'avantage qu'il a dans ces domaines pour reconquérir le marché et rétablir le juste prix.
Ce que vous refusez de voir, c'est que le monopole de fait qui est possible dans le capitalisme libéral ne survit que tant que les niveaux de prix et de service sont justes et profitent donc aux clients, et que l’entreprise monopolistique ne peut interdire l'accès au marché à de futurs concurrents, tandis que le monopole de droit, exercé par l'Etat, interdit par la force de la loi l'accès au marché à de potentiels concurrents qui pourraient proposer mieux ou moins cher
« Dans le domaine des services publics comme la distribution d'eau, la poste, ou les chemins de fer, leur privatisation s'est toujours traduite par une augmentation des coûts pour l'usager, une diminution du service, et une réduction des investissements dans l'entretien des infrastructures. »
Vous commettez deux erreurs. Premièrement, il existe de très- nombreuses expériences de privatisations suivies de baisses des prix et pour lesquelles les investissements n’ont pas diminué. (cf…) Deuxièmement, il ne vous vient pas à l’esprit que les prix pratiqués par l’Etat pour assurer un service public puissent être complètement faussés par les subventions qui sont prélevées sur vos impôts. Et que l’abandon d’un service public puisse parfaitement s’accomoder d’une hausse des prix sans que le consommateur en pâtisse à condition que l’Etat renonce également à la recette fiscale associée.
« Quant aux systèmes de retraites privés (les fonds de pension), ils consistent à priver les salariés de toute sécurité, en les livrant aux incertitudes de la gestion des organismes financiers. En cas de faillite de ces derniers, les salariés se retrouvent sans retraite malgré des années de cotisation. C'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis en 2002 avec la faillite d'Enron. »
Encore faux. Dans un système capitaliste libéral, tout d’abord les fonds de pension accueillant le plus de cotisants seraient ceux qui seront les mieux gérés, de par le jeu de la concurrence, ensuite rien ne vous empêcherait de cotiser dans plusieurs fonds de pension afin de répartir les risques de voir votre fonds de pension perdre de l’argent ou faire faillite, au lieu que l’Etat vous oblige à cotiser au seul système existant, dont le déficit est financé par vos impôts, et enfin rien ne vous empêcherait non plus de souscrire une assurance auprès d’une autre société afin de couvrir le risque de perte d’argent ou de faillite. Certes, dans un système capitaliste libéral, la perspective de la perte existe aussi bien que la perspective de gain, mais vous pouvez la minorer, tandis que dans le système actuel, il n’y a simplement aucune perspective de gain.
« FAUX: Toujours selon le dogme libéral, le libre-jeu du marché nécessite la transparence du marché et de l'information.
En réalité, à cause des pratiques d'opacité et de l'inégalité dans l'accès à l'information, le consommateur ne peut choisir en connaissance de cause. »
Voilà enfin une critique consistante, car argumentée. Malheureusement vous tirez la conclusion suivante : « le marché libre n’est pas pur donc il est mauvais ». Mais dans un système libéral, les entreprises concurrentes ont intérêt à faire circuler une juste proportion d’information afin d’attirer à elles le client potentiel. En d’autres termes, « le marché n’est pas pur, mais il vaut mieux qu’un marché non-libre ». Lorsqu’on fausse le marché par le biais de réglements, de codes, de conventions imposées, de lois etc, on dissimule une énorme partie de l’information au consommateur, tout en le lui faisant payer par les taxes correspondantes.
« FAUX: La croissance crée des emplois dans un premier temps, mais elle sert surtout à financer les "restructurations" et les délocalisations. Au bout du compte, elle détruit davantage d'emplois qu'elle n'en crée. »
Incroyable. Tout d’abord vous citez cette phrase "La croissance crée des emplois" comme une affirmation libérale. Que je sache, il n’y a aucune voix politique libérale en France et pourtant, tout le monde invoque la croissance en espérant qu’elle apparaîtra par magie. La croissance n’est pas une notion libérale, c’est une notion absolue.
Ensuite vous arguez que la croissance détruit des emplois. Comment expliquez-vous alors qu’une économie (locale ou internationale) puisse à la fois créer des emplois et être en croissance ? Mystère.
Enfin votre argumentation est d’une stupidité mathématique absolue, car une délocalisation, qu’est-ce donc que la destruction d’un emploi (généralement cher et productif) et la création dans un autre endroit d’un ou plusieurs emplois (généralement moins chers, mais aussi moins productifs, donc plus nombreux) ? Et pourquoi l'emploi d'un Français vaudrait-il plus que l'emploi d'un Indien ?

Écrit par : seul au milieu des incultes | 01/06/2006

la poudre ozieu la poudre qui lave plus bleu...

Écrit par : Gregg Le Rouge | 05/06/2006

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