01/02/2006

UNE BONNE AFFAIRE EN CHASTEL UNE AUTRE?

Pour la deuxième fois en quelques jours, le député MR Olivier Chastel est mis sur la sellette. La semaine dernière, c'est une «erreur» ou une «fraude», selon l'interprétation, dans ses déclarations fiscales qui lui avait valu de se justifier.

Aujourd'hui, Olivier Chastel est à nouveau pointé du doigt pour ce que lui appelle une «bonne affaire», ce que d'autres nomment «une véritable arnaque». En 2003, et à travers une société immobilière, il a en effet fait l'acquisition d'un terrain appartenant à une société de logements sociaux. Jusque-là, rien de répréhensible. Ce qui étonne, c'est le prix: près de trois fois en dessous du marché, selon les experts consultés.

Explications. Fin des années 90. La société de logements sociaux, le Val d'Heure, cherche à se débarrasser d'un terrain situé dans un quartier chic de Mont-sur-Marchienne, dans la banlieue proche de Charleroi. Dans une première expertise, réalisée le 27 septembre 1999 par un receveur de l'enregistrement, la valeur du terrain de 55 ares est estimée à 4 millions de FB, soit 727 FB le m2. Ce premier P.-V. d'expertise mentionne la volonté d'une certaine société, la SA Volume 15, d'y construire des maisons familiales avec garage. Mais Volume 15 refuse d'acheter à ce prix. Fin du premier chapitre.

En septembre 2001, un second receveur se penche sur le dossier et estime la valeur du terrain à 9,92 euros le m2, soit exactement le prix proposé par Volume 15. Le Val d'Heure refuse de brader le terrain à ce prix. Les tractations se poursuivent entre l'entreprise et l'expert. Volume 15 fait alors valoir que seuls 22 des 55 ares du terrain sont en zone bâtissable. Le 28 mai 2002, un rapport du receveur de l'enregistrement propose finalement 500 FB le m2 pour les 22 a 13 ca situés en zone habitable et 150 FB pour les prairies. Soit un total de 39.700 euros. Le terrain sera finalement vendu à 44.000 euros à Volume 15. Avant d'être revendu, quelques mois plus tard, à 49.000 euros à Olivier Chastel. S'il admet avoir fait une bonne affaire, le député libéral se défend de toute malversation: «quand j'ai cherché un terrain pour bâtir, j'ai pris contact avec plusieurs agences. Volume 15 m'a appelé un jour pour me dire qu'ils avaient peut-être ce que je cherchais. C'est seulement à ce moment-là que j'ai appris qu'il appartenait au Val d'Heure. J'ignorais tout de la première expertise et des tractations qui ont suivi».

 

 

Faut pas se foutre de la gueule du monde! quand on achète un terrain ou une maison, on est tout de même au courant des prix qui se pratiquent dans le quartier, sinon cela relève de l'inconscience...à moins que nous n'ayions pas tous les mêmes valeurs?...



09:29 Écrit par Gregg Le Rouge - La Lutte Continue... | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Ils ne pratiquent jamais ce qu'ils prêchent... les créatures politiques choisissent ce métier juste pour se faire du blé. Pour leur carrière et rien d'autre.
Pour réussir cette carrière ils prennent la température, mesurent la tendance et vont dans le sens du vent pour y récolter plus de voix... donc une chance de faire carrière.
Imagine un monde où les politiciens de carrière étaient interdits...

Écrit par : 1789 | 02/02/2006

mais là cher ami nous prêchons pour la même chapelle! Il existe très peu (mais il en existe tout de même) de politicards qui sont réélement motivés par une idée, un idéal, une utopie, etc.
Il est clair que l'appât du gain est très fort, surtout quand dans ce métier là on fixe son salaire soi-même! ;-)
Je connais des jeunes qui font une licence en sciences po, socio ou éco dans le but de faire une carrière politique...moi ça me rend malade.
Qu'on indemnise certains frais inhérents à des fonctions politiques bien précises, ok. Mais rémunérer (et de quelle manière!) TOUT acte politique, alors là, comme tu dis si bien: vaffanculo!
bonne fin de journée! ;-)

Écrit par : Gregg | 02/02/2006

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